Nombre des participantes : une cinquantaine dont moins de 10% d’hommes
Animatrice : OURIDA ChouAKI(Algérie)
Deux rapporteures : (TUNISIE, ALGERIE)
Les débats de l’atelier ont été ouverts par une brève présentation de AHLEM BELHAJ pour rappeler :
Les objectifs de l’atelier, à savoir, discuter et identifier les thématiques à retenir et les stratégis à développer pour la marche vers l’égalité.
L’importance de connaître l’impact de la mondialisation sur la précarisation de la situation économique et sociale des femmes en particulier, et la violation de leurs droits ainsi que la multiplication des violences à leur égard.
Les questions qui reviennent dans le discours des féminismes maghrébines, notamment la participation politique des femmes, leur image dans les sociétés maghrébines, la laicïté…
L’intervenante rappelle aussi la tranversalité de l’approche des questions relatives aux femmes et l’importance de la présence de l’expression des femmes dans les autres ateliers du forum, que le travail que nous envisageons devra aussi tenir compte des accumulations et des avancées des réseaux maghrébins qui ont travaillé sur ces questions. Elle propose de maintenir la tradition qui existe dans d’autres forums sociaux, celle de la tenue d’une assemblée des femmes à la veille de la tenue de chaque FSMagh.
Les débats ont été poursuivis durant prés de trois heure trente. Ils ont été focalisés sur des propositions de thématiques d’abord puis sur des éléments de stratégie.
La plupart des participant(tes) ont pris la parole. La recommandation était de ne pas s’étaler sur les analyses des situations mais de partir des thèmes prioritaires tels qu’ils apparaissent aux uns(es) et aux autres et de proposer les actions à développer.
Certaines thématiques proposées avaient un caractère largement consensuel quant à leur formulation et le déploiement de l’analyse. D’autres présentaient davantage de controverses quant aux termes du débat.
Les questions les plus consensuels sont celles qui ont été les plus évoqués en premeir lieu, elles sont relatives principalement aux thématiques de la violence à l’encontre des femmes, et son aggravation par la globalisation économique, de la syndicalisation des femmes, etc.
Alors que s’autres questions proposées demeuraient plus problématiques avec des termes de débat différenciés. Ce sont par exemple, la question de la diversité de l’identité culturelle,(notamment par rapport à la langue), la question des droits des femmes et du positionnement par rapport à certaines revendications de ces droits comme par exemple par rapport à l’égalité dans l’héritage, la question de la laîcité etc…
Toutes ces thématiques ont été retenues et regroupées au niveau d’une synthèse des débats autour des axes suivants :
La question de la violence.
Les violences ont été stigmatisées principalement en violences institutionnelles , (notament au niveau de certains législations de la fammile, par exemple, le code de la famille en Algérie est considéré par les algériennes, comme une insulte, le code de la honte !), en violence intégristes, où l’agression des femmes par les intégristes est justifiée par ces derniers, par les « arguments » les plus obscurantismes, allant jusqu’à faire porter aux femmes la responsabilité des séismes car elles seraient selon eux « la cause qui provoque la colère divine ». d’autres formes de violences, viol, harcèlement sexeul, violence physiques etc. ont souvent lieu même lorsque les lois sont avancées et dans des milieux non intégristes.
La dimension culturelle et la question de la culture alternative qui vise le changement de l’image de la femme mineure et de développer l’image de la femme citoyenne à part entière à travers tous les supports culturels, médias, chansons, cinéma etc. la diversité culturelle dans la région à travers notamment la production artistique et artisanale est un enrichissement de cette identité et de cette image féminine.
· La question des droits des femmes dans la famille. Il y a lieu de trvailler sur les codes ou les législations de la famille. De grandes différences existent entre les législations des pays du maghréb ainsi qu’entre les situations des femmes dans la famille d’un pays à l’autre ou dans le même pays ( certaine proposition évopque la question du double statut et du choix entre le statut civil et laîc et le statut islamique dans la même famille dans le même pays…). Les analyses croisées et les échanges d’expériences s’imposent et ne peuvent qu’être fructueux. La question posée est comment doivent évoluer le législations pour faire valoir les droits des femmes et l’égalité des chances dans cette complexité de la réalité ? Comment exploiter des bréches ouvertes dans la région ? la recommandation de capitaliser les travaux déjà réalisr des réseaux de femmes dans la région trouve ici tout son sens.
· La question des droits économiques et sociaux des femmes était développé dans la problématique de l’aggravation de la précarisation des femmes, du chômage féminin et de la féminisation de la pauvreté, en lien avec les effets de la mondialisation. Néanmoins, l’approche de ce problème doit par ailleurs, faire la lumière sur les différents oppotunités que le développement des nouvelles technologies pourraient fournir.
· La question de l’alphabétisme juridique et l’alphabétisation tout court est considérée comme cruciale. L’ignorance des femmes de leur droit et l’analphabitisme féminin sont des protes ouvertes à tous les abus, toutes les violations des droits des femmes et aux violences à leurs encontre.
· La question de l’égalité des chances. Elle se pose à tous les niveaux. Elle a été spécifiée comme axe thématique. Néanmoins, la formulation de la question s’est limitée à l’énoncé du principe égalitaire. Il y a lieu d’approfondir la réflexion sur ce qu’on entend par égalité des chances qui représente plus la problématique commune à toutes les thématiques et un positionnement, qu’une thématique en soi.
· La question, femmes et syndicats qui soulève notamment le problème des entraves à la syndicalisation des femmes et leur faible représentation dans les instances de décision.
· La question de la faible représentation des femmes dans la vie publique et dans les instances de décisions au niveau gouvernementale et dans les mécanismes non gouvernementaux(partis politiques et ONG…)
· La question de la laîcité, les femmes et la religion
· La question des intérêrts des Américains et des européens dans le maghreb en rapport avec la condition des femmes.
Les débats sur les stratégies ont permis d’identifier les actions suivantes à développer pour la marche vers l’égalité
1. Tenir une assemblée des femmes du Maghreb, à la vielle de chaque FSMagh.
2. Ouvrir un forum de discussion sur ces thématiques sur un site web actif avec toutes les associations.
3. Travailler pour la concrétisation d’un obervatoire des droits des femmes au Maghreb.
4. Préparer une déclaration pour l’assemblée des femmes qui comportera la revendication de la levée des réserves émis par les Etats Maghrébins sur la CEDAW
Par ailleurs, deux propositions concrétes ont été faites par deux représentants de la société civil algérienne, pour organiser deux ateliers en Algérie. L’un sur le renfocement des capacités des femmes et la lutte contre l’intégrisme et l’autre sur l’alphabétisme et la créatvité des femmes.
Résponsable : souad triki tunisie
00216 698 370885
Les travaux des réseaux maghrébins sur les entres d’écoute et la violence, ainsi que les travaux du collectif 95Maghreb Egalité sur « les cents mesures pour des relations de statut personnel égalitaire dans la famille » et sur le « Dalil » seront utiles pour réflexion de l’atelier sur ces thématiques.
